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Happy Few

  • Date de sortie : 15 septembre 2010
  • Durée : 1H43
  • Nationalité : film Français
  • Réalisateur : Antony Cordier
  • Acteurs principaux : Marina Foïs, Elodie Bouchez, Roschdy Zem et Nicolas Duvauchelle
  • Genres : Érotique, Drame, Romance
  • Happy Few sur Allociné

Synopsis


          Rachel est créatrice de bijou et, afin de finaliser la conception du site web de la boutique où elle travaille, elle rencontre Vincent. L'un et l'autre tombés sous un charme réciproque, ils décident d'organiser un dîner avec leurs conjoints respectifs : Franck et Teri. Au cours de la soirée, la fascination des deux couple les conduit à un jeu de séduction croisé. L'amitié n'aura pas le temps de s'épanouir et laissera vite la place à un quatuor amoureux passionnel et dévorant. Mais peu à peu la confusion s'installe, les quatre amants sortiront-ils indemnes de cette histoire d'amour hors-normes ?



Mon avis


          Ce film est représentatif de ce qu'on peut attendre d'une relation pluri-amoureuse : c'est un partage. Sur la forme : chaque personnage est le narrateur de la complexité des sentiments qu'il éprouve. Sur le fond : les protagonistes se donnent entièrement les uns aux autres, ils mettent en commun et érotisent leurs 5 sens : le toucher au détour d'une cave remplie de farine dans laquelle ils font impudiquement l'amour tous ensembles, l'odorat grâce aux huiles dont Teri s'enduit le corps, la vue d'une étendue d'eau après l'amour, le goût d'un crocodile en gélatine lors d'une soirée paisible et les sons d'une communication téléphonique où chacun peut écouter l'atmosphère qui entoure les êtres aimés. Chaque action, chaque mot, le ton de la voix des personnage a une portée érotique et le spectateur est comme envoûté par la sensualité qui se dégage de chaque passage.

          Le rythme lent n'est pas anesthésiant mais relate la langueur qui définit le sentiment amoureux et laisse au spectateur la capacité et le temps nécessaires pour saisir la splendeur et l'extrême complexité des émotions dépeintes. Entre ivresse, invincibilité, maladresses, doutes et jalousies, je trouve que la question de l'amour pluriel est traitée avec justesse. J'apprécie l'authenticité de l'histoire mais aussi de son rendu à l'écran : le physique des personnages n'est pas particulièrement mis en valeur et les paysages sont simples ; l'érotisme ne passe pas par la perfection des traits mais par le prestige que chacun donne au corps des autres. Cette sobriété donne la possibilité au spectateur d'entrer dans la peau des protagonistes et de vivre avec eux l'aventure, toujours dans cet esprit de partage.



Mon passage préféré


          J'ai bien sûr adoré les scènes de sexe car on pouvait y voir transparaître la personnalité de chaque personnage : Rachel la dissimulatrice, Teri la libre, Vincent le dominant et Franck le doux ; quand on fait l'amour on ne peut pas mentir sur ce qu'on est vraiment. Vincent baise tandis que Franck fait l'amour, Rachel étudie tandis que Teri profite. Le passage qui a tout de même le plus retenu mon attention est celui de l'amour dans la farine. Plus jeune, Teri fantasmait sur une boulangère à qui elle rêvait de sucer les seins au milieu des sacs de farine et des crocodiles en gélatine dans l'arrière de sa boutique. Au cours d'un week-end dans une maison de campagne, Franck, Rachel et Vincent décident de donner vie à son fantasme : ils répandent des sacs de farine dans ce qui semble être une réserve et lui font la surprise. S'en suit alors une somptueuse scène de sexe entre les deux couple. On voit leurs corps blanchis se mouvoir au milieu des monticules de farine, on imagine la douceur des grains sur leur peau, on ressent presque l'ivresse dans chaque ondulation, chaque baiser, chaque caresse...






 

 
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