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L'Amant photographe

Chapitre 2 - Balade (deuxième partie)
 
 

          Pendant que Chris s'est dirigé vers la moto d'un pas assuré, j'ai pris le temps de savourer les sensations qui étaient en train de s'imposer à moi et qui m'envahissaient peu à peu. Les boules de Geisha, se mouvant en moi à chaque pas, me faisaient mouiller. Ma culotte s'imprégnait de désir et ce dernier redoublait à mesure que je percevais le potentiel érotique de tout ce qui m'entourait... Introduire la petite clé dorée dans la serrure de ma porte d'entrée, l'une conçue exactement pour s'imbriquer dans l'autre, m'a rappelé cette si délectable sensation que mon amant a produite hier en me pénétrant. Cette petite abeille occupée à butiner chaque fleur du parterre d’œillets devant ma maison m'a rappelé cet instant où les doigts experts de mon amant ont parcouru les replis de ma chair à la recherche de mon plaisir, volontairement bridé. Voir le facteur pousser tranquillement, malgré son retard, le courrier à l'intérieur de la boîte aux lettres de ma voisine d'en face m'a rappelé la facilité avec laquelle mon amant s'est emparé de moi pour m'imposer son propre plaisir...

          À mesure que je me suis avancée vers Chris, la vue de ce dernier, chevauchant son superbe monstre de métal et dans le même temps la sensation des boules argentées, roulant dans mon sexe, refermé sur elles comme un écrin, sont les perceptions enivrantes qui ont fini de faire monter en moi l'excitation. Une excitation telle qu'un orgasme libérateur menaçait encore de survenir sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour le retenir. L'envie bouillonnait dans mon ventre, chaque parcelle de ma peau frissonnait à la moindre stimulation de la légère brise d'été, tout mon corps était en émoi, totalement transi par le désir. J'ai alors enfilé mon casque, enjambé la moto pour me placer derrière Chris et nous sommes partis. Parvenus au stop au bout de ma rue, Chris a freiné brusquement et, comme il l'avait certainement prévu, j'ai glissé de la partie passager de la selle jusqu'à lui. L'intérieur de mes cuisses moulait parfaitement le derrière des siennes. Mon pubis désormais collé à ses fesses me brûlait comme si lui aussi voulait me signifier l'urgence absolue de mon désir.

          Alors que nous filions dans les rues de la ville, Chris traînait à passer les vitesses de la moto, qui vibrait entre mes cuisses à m'en rendre folle. Chaque vibration se répercutait dans les boules de Geisha qui s'activaient délicieusement en moi. Je sentais ma culotte s'imbiber du désir qui envahissait mes lèvres et le frottement de Chris entre mes cuisses finissait d'attiser dangereusement un plaisir tantrique et intense. Happée par le flot de mes sensations, je ne me suis pas inquiétée de savoir où mon amant avait décidé de nous emmener et, en arrivant à Cassis, j'ai été ravie de son choix : la petite ville était paisible et nous n'aurions pas à faire de détour pour mettre mon plan à exécution. Les jambes un peu engourdies, je suis descendue de la moto pour laisser Chris la garer tranquillement pendant que j'essayais de reprendre contenance.

          Me tenant par la main, Chris nous a guidés vers un petit snack où il a acheté 2 canettes que nous avons emportées pour les déguster sur la plage. Assise sur le sable chaud, je scrutais l'horizon. La vue était splendide, j'étais en compagnie d'un homme en qui j'avais une confiance absolue et qui m'excitait plus que tout ; cet instant me semblait magique tellement il était parfait. Remise des stimulations que m'avait prodiguées la balade à moto, je me sentais d'humeur joueuse. Les boules de Geisha m'avaient tellement faite mouiller qu'une petite tâche humide était apparue entre mes cuisses et, assise en face de Chris, j'ai donc ouvert les jambes pour qu'il la voie. Sans un mot, j'ai plongé mes yeux dans son regard animal, avant de prendre une gorgée de ma canette. J'avais retrouvé mon calme, j'agissais tranquillement, toujours en fonction de son corps mais, cette fois-ci, les rôles étaient inversés : c'est moi qui donnait l'impulsion. Et, comme je l'avais espéré, la réponse de son corps ne s'est pas faite attendre : j'ai vu la bosse de son sexe emprisonné dans son jean s'étendre de la même manière que la veille.

          Certainement habitué à dominer, il a affiché un sourire amusé avant de boire lui aussi une gorgée de sa canette, poser cette dernière à côté de lui et s'avancer vers moi. Posté entre mes cuisses il a doucement approché ses lèvres des miennes puis a attrapé celle du bas entre ses dents et a tiré délicatement. Je sentais que j'étais déjà en train de reperdre le contrôle mais je ne pouvais m'empêcher de désirer avidement ces intromissions. Alors je l'ai laissé faire. Après avoir relâché ma lèvre inférieure il a goûté du bout de la langue celle du haut comme s'il voulait me faire ouvrir la bouche. Exaltée et frissonnante je l'ai entrouverte et il a pu l'investir comme il le désirait. À sa guise, il s'est mis à caresser ma langue avec la sienne et a refermé sa bouche, croisant nos lèvres de la même façon que nos jambes le feront dans quelques heures, lorsque nos corps s'uniront... Ainsi mêlés, ce baiser nous excitant l'un et l'autre, il a continué à avancer jusqu'à me faire allonger et s'allonger lui-même sur moi. Ses mains caressant mes joues et les mèches de cheveux autour de mon visage m'empêchaient de voir alentours et, les yeux fermés, j'imaginais la gêne des autres gens présents sur la plage. Chris ne semblait pas s'en soucier, il pressait son sexe contre le mien comme s'il voulait me pénétrer à travers nos vêtements, avant de se frotter doucement. Je le sentais si dur contre moi que je peinais à me retenir de répondre à ses mouvements. Après plusieurs minutes de cette délicieuse stimulation, parvenant enfin à oublier les estivants qui nous regardaient certainement, j'ai fini par le presser un peu plus contre moi d'une main posée sur ses fesses et j'ai laissé mon bassin venir à la rencontre du sien. Tous deux au comble de l'excitation, nous avons décidé de rentrer, puisque nous ne pouvions décemment pas faire l'amour sur cette plage...

          À ma demande, Chris a accepté de me laisser conduire pour le retour et le sentir s'installer derrière moi sur la moto n'a rien calmé de mon excitation. Tout au contraire, l'inversion des rôles me grisait et la sensation de son sexe dur contre mes fesses, de ses jambes enveloppant totalement les miennes et de ses mains gantées caressant l'intérieur de mes cuisses, m'incitait à accélérer un peu plus, pour vite obtenir ce que je désirais : lui tout entier...

          Enfin arrivés au niveau d'une calanque que je savais peu fréquentée, j'ai fait descendre Chris et ai garé la bécane. Surpris, il a attendu sans bouger. Il devait croire que, trop fatiguée, je souhaitais qu'il prenne ma place. Lorsque j'ai coupé le contact de la moto et que je me suis débarrassée de mon casque, il a compris son erreur et a également retiré le sien, dévoilant un regard interrogateur. Ravie de pouvoir maintenant moi aussi exercer sur lui ma domination, j'ai attrapé sa main et l'ai invité d'une voix douce à me suivre :

"Allez viens.
- Tu m'emmènes où ?
- Tu verras bien !
- Petite cachottière !"

          Sur ces mots, je l'ai entraîné dans les rochers qui menaient à la calanque. Une fois arrivés, sans le regarder, je me suis entièrement déshabillée. Laissant mes vêtements et mon équipement de moto en haut du long rocher plat qui entrait dans la mer comme si nous étions sur une plage, j'ai marché jusqu'à l'eau. Je sentais son regard sur moi. Le petit cordon des boules de Geisha, trempé de désir, chatouillait l'intérieur de mes cuisses à chaque pas. Le roulement des boules argentées continuait de faire augmenter mon désir, si tant est qu'il n'avait pas encore atteint son zénith. Je suis alors lentement entrée dans l'eau, sa fraîcheur contrastant avec mon bouillonnement intérieur. Saisie, j'ai frissonné et mes tétons ont à peine eu le temps de se dresser avant que les paumes des mains de Chris ne se referment sur mes seins. Mon amant s'était lui aussi déshabillé, rapidement, et m'avait rejointe. À nouveau collé à moi, il m'a enlacée et je sentais son sexe se durcir à nouveau, coincé dans le sillon de mes fesses. Au prix d'efforts colossaux, je suis parvenue à rester maîtresse du jeu et, lentement, j'ai remué mon bassin pour l'exciter un peu plus. Une main posée de chaque côté, j'ai tiré sur les lobes ronds de mes fesses pour les écarter et permettre au membre de mon amant de s'insinuer un peu plus entre elles. Puis j'ai repris mon mouvement, le branlant doucement.

          Bien décidée à lui faire goûter de sa médecine, j'ai coupé court à cette stimulation et je me suis retournée pour l'embrasser avec fougue. J'avais fini de jouer, je voulais le rendre dingue à mon tour. Je me suis alors extraite à son étreinte et j'ai rejoint le rivage. Après avoir éparpillé mes vêtements, je me suis étendue dessus, mon buste reposant sur mes avant-bras et mes jambes à nouveau largement écartées dans sa direction, laissant apparaître le petit cordon du jouet fiché en moi et qui suivait le sentier de la fente de mon sexe jusqu'à celle de mes fesses. Le temps que je m'installe, Chris avait plongé et je l'ai vu émerger après quelques secondes. Alors que je lui offrais depuis le rocher un spectacle impudique semblable à une invitation, il ne s'est pas fait attendre pour sortir de l'eau et me rejoindre. Directive, je l'ai fait s'allonger et je me suis assise sur lui. Face à lui, je me suis baissée pour rapprocher mon visage du sien et je me suis mise à frotter mon pubis et le haut de mon sexe contre sa verge, tendue sur son ventre. La bouche entrouverte, j'effleurais sa bouche et, à chaque frôlement de mes lèvres contre les siennes, il tentait de lever la tête pour me prendre entièrement. Puis, lentement, toujours en prenant mon temps, j'ai fait courir mes lèvres le long de sa mâchoire, attrapant quelques poils de sa barbe entre mes dents pour tirer doucement dessus, avant de reprendre mon cheminement indolent vers son membre, démesuré par l'envie.

          Animée par un désir fou, j'ai eu du mal à contenir mon emportement pour rester totalement maîtresse du jeu. Mais il le fallait, cette fois il devait se rendre compte que je n'étais pas comme les autres : une poupée de chiffon entre ses mains, si merveilleusement implacables. Alors j'ai commencé à le sucer, alternant mouvements réguliers entre mes lèvres serrées, pour le conduire à la jouissance, baisers légers et prises en bouche profondes, pour faire redescendre la pression de l'orgasme prêt à exploser et à répandre la liqueur doucereuse de son plaisir. Mes mains posées sur ses hanches pour bloquer ses tentatives de baiser ma bouche avec le rythme et la profondeur qui lui convenaient, je sentais sa souffrance croître à mesure que je lui refusais de gicler contre ma langue experte. Même ses deux mains appuyant sur ma tête ne suffisaient pas à me contraindre et je me dégageais inlassablement.

          Excitée par la torture que j'infligeais à mon amant, un long filet de mouille avait ruisselé le long de ma cuisse. Une fois satisfaite par l'état de transe dans lequel j'avais mis Chris, je me suis reculée, j'ai récupéré du bout de l'index la goutte qui coulait lentement sur ma peau et j'ai introduit ce doigt dans ma bouche pour finir de défier mon amant qui se tortillait sur le rocher, certainement déchiré par la douleur et le désir. Puis j'ai entrepris de me rhabiller.

          Comprenant qu'il n'aurait rien de plus tout de suite, Chris s'est lui aussi revêtu et nous avons pu repartir. Face à l'urgence de laisser s'échapper son plaisir, il a repris la clé de la moto et a conduit, trop vite, sur le reste du chemin qui nous ramenait chez moi. Avec empressement et dans des gestes dépourvus de son habituelle mesure, il a mis la moto sur sa béquille et m'a raccompagnée à la porte. Pour l'éprouver un peu plus, j'ai pris le temps de chercher la petite clé dans la poche intérieure de mon blouson, puis d'ouvrir la porte en regardant distraitement les abeilles qui continuaient à butiner joyeusement mes œillets. Quand j'ai enfin ouvert la porte, mon amant a pu laisser déferler son désir ; sans précaution il m'a poussée à l'intérieur de ma petite maison et a refermé la porte derrière lui. Puis, alors qu'il commençait à me déshabiller avec hâte et que je le libérais moi aussi de ses vêtements, il a lancé :

"Tu voulais jouer coquine... Tu ne sais pas que ce genre de jeu est douloureux pour nous...
- Si, je le savais. Mais j'avais envie de te torturer moi aussi.
- Mmmmm... Et bien tu as gagné..."

          Tous deux enfin nus, nous nous sommes enlacés avec passion. Puis, après avoir soulevé une de mes jambes, Chris a tiré sur le cordon des boules de Geisha afin de les extraire de mon emprise, d'un geste si bref qu'il a faillit m'arracher la jouissance. Et il m'a soulevée, saisissant mes longues jambes de ses mains adroites et les refermant autour de sa taille. Me collant au mur en face du miroir il m'a pénétrée d'un seul trait. Alors que je me délectais de la sensation de son sexe nu en moi, de sa peau brûlante frottant contre ma peau inondée et de ses lèvres baisant ma bouche avec ferveur, mes yeux étaient hypnotisés par le mouvement de son bassin, réfléchi par le miroir disposé en face de moi. Je voyais les fesses de mon amant se contracter à chaque coup de reins et la musculature de son dos saillir sous l'effort qui me maintenait suspendue à lui. Après m'avoir prise dans cette position un moment, ne pouvant agir à sa guise sur l'amplitude de ses mouvements, il m'a fait redescendre et m'a attirée par terre. Il m'a étendue sur le sol froid et s'est replacé entre mes jambes. Puis, avec empressement, j'ai saisi son membre pour le guider vers mon entrée chaude et trempée. J'avais besoin qu'il vienne en moi, j'avais besoin de me refermer autour de lui, sur lui, je ne supportais plus d'être libre de sa virilité, il fallait que je le sente se mouvoir dans mon corps. Soumis au même désir impérieux, Chris a poussé son sexe en moi et m'a pénétrée à nouveau. Il s'est alors mis à bouger, m'assénant des coups de queue passionnés tandis que ses lèvres reprenaient possession des miennes. Submergée par les émotions et les sensations qui affluaient dans mon esprit et mon corps, je me suis agrippée à mon amant et je l'ai serré contre moi comme pour imprimer la forme de son corps sur le mien, comme si je voulais garder sur moi une trace de lui et de nos ébats et que ma vie en dépendait. La précision de ses mouvements agaçait prodigieusement mon clitoris. C'est alors, qu’enivrée par l'intensité de notre étreinte, j'ai cessé de serrer Chris contre moi pour relever mes bras vers le mur, y pressant mes paumes pour me pousser à la rencontre de ses coups acharnés et le recevoir toujours plus profondément. Animé par la bestialité de ses envies, il a mordu la base de mon cou. Sans me blesser il a refermé ses dents sur ma chair comme si lui aussi voulait se délecter d'un morceau de moi, ou simplement pour me donner ce que je réclamais de tout mon corps : les stigmates de l'assouvissement de ses désirs et de l'apogée de son plaisir... C'est ainsi qu'éperdus, ivres de plaisirs et incapables de contrôler nos emportements, la jouissance nous a pris. Instantanément, Chris s'est mis à décharger en moi pendant qu'un violent orgasme m'envahissait. Ses complaintes rauques attisaient mes gémissements, je le sentais expluser son plaisir à l'intérieur de mon corps et chaque giclement de sperme prolongeait mon orgasme...

          Épuisés, nous sommes restés un long moment allongés par terre, Chris se reposant sur moi de tout son poids. Son membre, perdant peu à peu sa vigueur, libérait l'ouverture de mon sexe dont s'échappait lentement la liqueur masculine qu'il avait déversée en moi. Les yeux fermés, je sentais le sperme couler et se répandre sous mes fesses, nues sur le carrelage.

          Remis de cette folle et intense étreinte, nous nous sommes lâchés et Chris s'est relevé, arborant son superbe sourire en coin. Triomphante je l'ai rejoint sur le pas de la porte où étaient éparpillés nos vêtements. En nous rhabillant nous avons plaisanté sur mes talents de dominatrice tortionnaire. Je sentais que j'avais produit sur lui l'effet que j'escomptais. Je sentais que j'étais parvenue à ne pas être à ses yeux qu'une conquête avide et soumise de plus. J'adorais cette sensation...

 

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