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L'Amant photographe

Chapitre 2 - Balade (première partie)
 
 

          Il m'était déjà arrivé de rêver de Chris. Nous parlions si souvent que, même sans l'avoir physiquement rencontré, il faisait entièrement partie de ma vie. Jusqu'à cette nuit, mes rêves à son sujet étaient plutôt banals, nous passions des soirées à rire et à danser ou encore nous parcourions le monde en quête d'aventures...

          Mais cette nuit, tout a été différent. Exaltée par l'excitation qu'il avait éveillée en moi quelques heures plus tôt, j'ai eu du mal à m'endormir. Des bribes de notre après-midi n'ont pas cessé d’affluer devant mes yeux, des images toutes plus sensuelles les unes que les autres me sont revenues et ont entretenu la flamme du désir qu'il avait attisée sans daigner l'éteindre. Il m'a été difficile de tenir parole et ne pas me caresser, au moins pour calmer le fourmillement de mon excitation qui a envahi chaque repli de mon sexe jusqu'à mes cuisses et au bas de mon ventre. Jouir m'aurait délivrée mais cette après-midi Chris a rendu mes sens si sensibles qu'il m'aurait fallut bien plus qu'un orgasme d'autosatisfaction pour calmer mes ardeurs.

          C'est dans cet état, transpirante et soupirante d'excitation, à me tortiller dans mon lit, troublée par le moindre frottement du drap contre mon sexe nu, que j'ai fini par trouver le sommeil. Enfin endormie j'ai pu retrouver Chris et mon esprit nous a fait reprendre nos ébats où nous les avions arrêtés.

          Dans ce fameux garage, Chris était au dessus de moi. Les yeux fermés, la bouche légèrement entrouverte, il déchargeait sur mon ventre ; son superbe corps convulsait à chaque spasme de libération de son plaisir. Après quelques minutes de flottement, le temps de s'embrasser tendrement et, pour lui, de se remettre de cette intense jouissance, son sexe avait vite récupéré sa vigueur. Toujours planté entre mes cuisses, il avait enfin entrepris de me donner ce que j'attendais, il allait m'offrir cet orgasme qui ne s'imposait plus à moi comme une envie mais comme une nécessité. À nouveau bien dur, il s'était replacé à l'entrée de mon intimité, mouillée comme jamais. Cette fois il m'avait pénétrée rapidement, faisant entrer en moi d'une seule traite l'intégralité de son membre, brûlant dans mon ventre. La sensation de son corps s'emparant du mien avec force m'avait arraché un cri, teinté à la fois d'excitation, d'une légère douleur et d'avidité et légèrement étouffé entre ses lèvres qui butinaient ma bouche avec fougue. Puis il s'était mis à bouger, il me pilonnait à un rythme effréné, s'enfonçant en moi si profondément qu'il me possédait toute entière. Son visage dur ne trahissait aucun sentiment, si ce n'était son désir de me faire sienne en me dominant totalement ; seuls ses yeux, plongés dans les miens, révélaient la satisfaction et le plaisir qu'il ressentait. Pour le rendre fou et briser le masque de glace qui figeait ses traits, je m'étais mise à resserrer mon emprise autour de son membre. Je voulais le déstabiliser, lui donner l'impression qu'il prenait à une jeune vierge ce que chaque homme convoite : son innocence. Mon intimité contractée me procurait à moi aussi des sensations indescriptibles, je sentais chaque parcelle de son sexe aller et venir en moi. Les mains posées sur ses fesses, je percevais l'érotisme de chaque mouvement qu'il effectuait pour me combler de lui et le frottement de sa peau contre la mienne avait fini par m'entraîner, enfin, sur la pente de la jouissance. Je la dévalais sans pouvoir me contrôler, j'étais comme entraînée par le plaisir qui transformait mon corps en une simple réponse à celui de Chris : il avançait le bassin, je l'avançais aussi, venant à sa rencontre pour le recevoir totalement ; il caressait un téton, celui-ci se durcissait comme pour l'appeler à venir le flatter encore, il me donnait un coup de queue brutal, je gémissais plus fort pour l'encourager à recommencer... Avant que les rôles ne s'inversent... J'avais réussi, le plaisir envahissait le visage de mon amant, son expression se détendait et à mesure que mon sexe battait les enivrantes pulsions de mon plaisir, Chris m'avait rejointe dans la jouissance. Bientôt je l'avais senti jaillir en moi, me remplissant entièrement de son sperme chaud...

          Puis j'ai ouvert les yeux et, suffocante, j'ai joui... Le bassin dressé, les cuisses largement écartées et les mains sagement posées de chaque côté de mon corps, j'ai joui à en perdre haleine, criant pour expulser le plaisir qui me tordait le bas du ventre depuis des heures... L'épisode que je venais de vivre dans mes songes a été si intense, le drap contre mon corps si stimulant, que l'orgasme m'a prise ; sans crier gare il m'a emportée, imposant son emprise déloyale sur mon corps qui n'obéissait plus qu'à lui. Je ne voulais pas jouir, je ne voulais pas désobéir à Chris, et pourtant, je jouissais...

          Le reste de la nuit ne s'est pas déroulé plus calmement. Comme je me l'étais figurée, cet orgasme a seulement libéré mon ventre de son fourmillement de sensations mais le désir était toujours là, plus présent que jamais. Je me suis tournée et retournée dans mon lit, incapable de retrouver le sommeil tant chaque fois que je fermais les yeux était une occasion pour le démon avide qui m'habitait de me faire revivre les scènes de sexe que j'avais vécues en réalité et en rêve. C'est seulement au bout de plusieurs heures à souffrir cette torture délicieuse que j'ai décidé de me lever pour me faire un chocolat chaud. Ça avait toujours marché sur mes insomnies passagères et si je voulais être en forme pour retrouver mon si désirable amant, il fallait que je dorme. Bien sûr, le temps de boire ma solution salvatrice, j'ai dû chasser de mes pensées les diverses visions de moi, dans un lit, en train de me délecter de ce chocolat chaud directement sur le ventre de Chris ou encore de Chris assis par-terre près de moi dans la cuisine, faisant couler le lait sur mon corps depuis mes épaules jusqu'à mon sexe avant de le laisser se répandre sur le sol entre mes cuisses et en lécher le ruissellement sur ma peau depuis le bas jusqu'en haut...

          Comme toujours, le chocolat chaud a tenu ses promesses et, étendue dans mon lit, j'ai enfin pu me rendormir. Comme je voulais être à la fois reposée et bien apprêtée pour retrouver Chris vers 14H, j'avais mis le réveil à 10H30. J'ai donc pu profiter de mon temps et sortir courir un peu, prendre une bonne douche, manger et me faire belle pour mon doux amant.

          À mesure que le temps est passé, une nervosité inhabituelle s'est emparée de moi, et quand 13H45 s'est affiché à l'horloge de mon PC allumé, mon cœur s'est mis à palpiter et, mes jambes ne me portant plus, je me suis assise dans le fauteuil de mon bureau pour me ressaisir. J'ai eu beau réfléchir, je ne suis pas parvenue à me rappeler qu'un homme m'ait un jour fait cet effet. Chris me décontenance et me perturbe totalement, quand il est présent, près de moi, mes idées s'embrouillent et mon corps se met à réagir exclusivement en fonction du sien. Mais qu'est-il arrivé à la femme libre que j'ai toujours été ? À quoi de plus attrayant que le maintien de tout ce qui fait la personne que je suis, mon indépendance spirituelle, sentimentale et physique a-t-elle bien pu décider de vaquer ?!

          J'ai donc mis à profit ce dernier quart d'heure en pleine possession de mes capacités pour échafauder un plan afin de prendre à mon tour le dessus cette après-midi. Je n'aurai pas besoin de réfléchir, juste à suivre mon plan... Rassérénée, je me suis alors languie de retrouver Chris avant que l'anxiété ne m'envahisse, les dernières minutes précédant son arrivée : qu'allait-il dire et penser de mon orgasme spontané de cette nuit ?! Peut-être pourrai-je lui cacher... Non, je voulais être honnête avec lui et puis... cela promettait d'être amusant...

          À 14H07 il a sonné à ma porte. Avant d'ouvrir, j'ai vérifié une dernière fois mon apparence dans le grand miroir qui trône dans l'entrée. Je savais qu'une balade à moto n'était pas le meilleur moyen de se montrer à son avantage, j'avais donc adapté ma tenue et ma coiffure à l'activité de l'après-midi en mettant en valeur mes atouts avec naturel et dans un souci de confort. J'avais attaché mes longs cheveux en une tresse africaine dépourvue de quelques mèches nonchalamment laissées libres de part et d'autre de mon visage et revêtu mon jean de moto associé à un t-shirt noir à col rond très moulant. Ravie de mon image de bikeuse sexy et décontractée, j'ai donc ouvert la porte. Pensant que nous partirions immédiatement, je m'étais saisie de mon casque et de mon blouson mais après m'avoir langoureusement embrassée, me laissant à nouveau pantelante sur mes jambes, il m'a expliqué qu'il devait entrer quelques minutes car il avait quelque chose à me donner avant de partir.

          Intriguée, je l'ai laissé entrer. Puis, le regard intense, il a sorti de sa poche un petit coffret blanc décoré de motifs nacrés et orné d'un ruban rouge. Son superbe sourire en coin imprimé sur les lèvres, il me l'a tendu en précisant que c'était pour cette après-midi et que je devais donc l'ouvrir tout de suite. Surprise, j'ai pris le coffret, dénoué le ruban et soulevé le couvercle. Deux magnifiques boules argentées reliées entre elles trônaient fièrement dans la boîte. Bien sûr, je savais que c'étaient des boules de Geisha, mais je n'en avais jamais eu, et, émoustillée à l'idée de découvrir les sensations que cela pouvait procurer, j'ai senti un flot d'excitation s'emparer de mon sexe et inonder ma culotte.

          Après m'avoir expliqué que, pendant que je me pomponnais tranquillement pour le retrouver, il avait parcouru la moitié de la ville pour trouver ces boules, qui d'après lui m'iraient à ravir, il a attrapé l'objet et a lancé :

"Ouvre la bouche ma belle. Oui voilà comme ça...."

          Chris a alors inséré les 2 boules, l'une après l'autre, entre mes lèvres entrouvertes. Elles étaient froides et leur poids sur ma langue m'excitait... Je les ai sucées tour à tour, les faisant rouler dans ma bouche pendant que mon amant déboutonnait mon jean et l'enlevait en même temps que ma culotte déjà trempée. Puis, attrapant le cordon du bout, resté hors de ma bouche, il a ressorti le jouet et m'a dit calmement :

"Penche toi en avant et écarte bien ta chatte."

          Penchée en avant, une main de chaque côté de mon sexe à l'intersection de mes fesses et de mes cuisses, j'ai tiré doucement sur mes lèvres pour les ouvrir. Délicatement, mon amant a présenté la première boule puis la poussée en moi. Avide comme je l'étais, il ne lui a pas été nécessaire de me mettre son doigt pour rentrer l'objet, mon intimité l'a avalé totalement en quelques secondes. Émerveillé, mon amant a alors murmuré :

"Je ne pourrai jamais me lasser de jouer avec ton minou... Tu es si... avide ! Si je ne me retenais pas, je passerais mon temps à te prendre ma belle..."

          En entendant ces mots, j'ai eu toutes les peines du monde à me retenir de le supplier de me prendre tout de suite mais je ne voulais pas me montrer faible. Alors j'ai patienté jusqu'à ce qu'il reprenne. Il ne s'est heureusement pas fait attendre et j'ai bientôt pu sentir la seconde boule qu'il introduisait en moi. La place était déjà bien occupée par l'autre et cette fois il a dû m'enfoncer deux phalanges de son index pour rentrer l'objet tout à fait. Non satisfait de cette intromission, il a profité de ma position totalement offerte pour jouer avec mes lèvres du bout de son doigt mouillé. Ce qu'il pouvait m'exciter...

          Après m'avoir faite relever et m'avoir aidée à me rhabiller, il m'a embrassée avec ferveur. Après quelques minutes à savourer ce baiser, lorsqu'il s'est décidé à abandonner mes lèvres et que nous nous sommes apprêtés à sortir, le mouvement des boules à l'intérieur de moi m'a tiré de ma torpeur et la sensation m'a rappelé mon incartade nocturne. Espiègle, j'ai attrapé sa main et lui ai demandé d'attendre :

"Chris attend !
- Qu'est-ce qu'il y a ma belle ?
- Je n'ai pas tenu ma promesse. Cette nuit j'ai joui... J'ai rêvé de toi, tu me faisais l'amour et quand je me suis réveillée j'étais si excitée que j'ai joui spontanément sans même m'être touchée."

          Le ton amusé il a demandé :

"Ah et c'était bon ?
- Oui très, mais après j'avais tellement envie de toi que j'ai eu un mal fou à me rendormir !
- Ah ah... Et bien étant donné que tu n'as pas besoin de moi pour jouir, peut-être que je vais encore te priver de ton orgasme la prochaine fois que je te toucherai..."

          À son air farceur, j'ai deviné qu'il plaisantait mais il valait mieux être prudente : il m'avait déjà laissée suspendue à mon désir une fois, il était sans doute capable de recommencer. Je devais donc lui montrer de quoi j'étais capable et mon plan allait m'y aider. Sur cette pensée, nous sommes sortis.

 

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2 Comments

  1. Mich61 dit :

    Superbe composition

    • plume dit :

      Bonjour,
      Je vous remercie pour ce commentaire encourageant !
      N’hésitez pas à donner votre avis sur les autres compositions ou sur le reste du contenu 😉
      Bonne journée.

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