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L'Amant photographe

Chapitre 1 - Rencontre
 
 

          Jusqu'à aujourd'hui, je n'avais jamais compris comment une femme pouvait sciemment accepter d'être à la merci d'un homme. Mon tempérament libre et féministe m'avait toujours permis de rester maîtresse de mes gestes et de mes aspirations. Quand il s'agissait de sexe, je me targuais de convoiter qui bon me semblait et je prenais du plaisir quand je le voulais, si je le voulais, comme je le voulais et surtout avec qui je le voulais. Je n'avais jamais ressenti le poids du désir, un désir si instantané et ardent qu'il fait agir par automatisme, sans la moindre capacité de réflexion. Il m'a fallu attendre mes 29 ans pour découvrir que le désir peut être le geôlier le plus incorruptible qui soit. Il m'a fallu attendre cette après-midi, ma rencontre avec Chris, pour prendre conscience de l'étendue de ce monde de plaisirs nouveaux qui s'offre désormais à moi.

          Chris, je l'ai virtuellement rencontré sur un réseau social il y a plusieurs mois. Tous deux passionnés de photographie, le courant est vite passé entre nous. Pendant tout ce temps nous avons appris à nous connaître au fil de conversations qui n'ont rapidement plus eu aucun lien avec notre passion commune ; et une grande confiance s'est installée entre nous. Jusqu'à ce matin, je pensais pouvoir dire qu'il me connaissait comme mon meilleur ami. Ce soir, je peux affirmer qu'il m'a totalement percée à jour en quelques minutes et qu'il me sait désormais mieux que je ne me sais moi-même.

          À force de parler, nous avons fini par décider de nous rencontrer. Sur les réseaux sociaux, j'avais souvent eu l'occasion de le voir en photo, en soirée ou au cours de voyages avec ses nombreux amis, et j'avais toujours été subjuguée par la perfection de ses traits. Mais il n'avait jamais été question entre nous que d'une relation amicale et platonique, c'est pourquoi je suis encore stupéfaite de l'après-midi que nous venons de passer...

          Nous avions fixé le rendez-vous à 14H sur le parking du restaurant "Le Château" à la calanque de Sormiou où nous devions nous retrouver pour faire un photo-walk. Quand je suis arrivée, il m'attendait, un sourire franc sur les lèvres. Je l'ai reconnu tout de suite, il n'y avait pas trente-six bruns ténébreux sur ce parking, et son aura m'a happée instantanément. En m'approchant, j'ai enfin pu découvrir de plus près ses traits et sa carrure. Il était plus grand que moi d'environ une demi tête, ses épaules semblaient promettre sécurité à toute femme ; taillé en un V naturel, qui refusait de trahir des heures passées à sculpter son corps, il affichait la beauté simple des hommes bien dans leurs tête, confiants et conscients de leurs charmes sans pour autant en abuser. Sa peau bronzée paraissait faite de velours tant aucune marque ne venait en altérer la perfection et les traits de son visage, à la fois affirmés et délicats, achevaient le séduisant tableau de l'homme désirable qui se tenait nonchalamment debout devant moi. Après quelques secondes, le temps de se jauger mutuellement, nous nous sommes approchés pour nous faire la bise. Dans un geste lent, nous avons collé nos joues l'une à l'autre sans prendre la peine de faire mine de la bise avec nos lèvres. J'ai profité de cette occasion pour respirer son odeur ; j'ai reconnu son parfum en une fraction de seconde : Fahrenheit, de la maison Dior, mon préféré d'entre tous. Il lui seyait parfaitement bien, je me plaisais à attribuer ce parfum aux hommes viriles et sûrs d'eux mais néanmoins soignés et qui dégagent une sorte d'aura masculine captivante.

          Après avoir échangé quelques banalités concernant le magnifique temps qu'il faisait et la durée de nos trajets pour nous rendre au point de rendez-vous, nous nous sommes mis en marche, nos appareils photo respectifs en main : lui un Nikon d70 pour immortaliser les somptueux paysages qui allaient se dévoiler à nos yeux émerveillés et moi un Polaroïd Impossible Project 600, parce que je préférais fixer ce moment comme un reportage aux notes vintage.

          Au fil des heures, j'ai senti l'atmosphère se charger d'un magnétisme sexuel pratiquement tangible tellement nous semblions le ressentir tous les deux, comme si une alchimie incompréhensible s'opérait sans que nous ne puissions faire ou dire quoi que ce soit pour la refréner. Après avoir marché plusieurs kilomètres et avoir pris des dizaines de photos chacun, nous sommes revenus au point de départ sans réelle envie de nous quitter. Comme pour faire perdurer la magie qui s'opérait entre nous, Chris m'a proposé de finir l'après-midi chez lui, autour d'un bon verre de Sangria maison, l'occasion de me montrer sa nouvelle moto : une Triumph Street Triple RS, dont nous avions parlé à de nombreuses reprises au cours de nos diverses conversations de ces derniers mois. J'ai évidemment accepté et nous nous sommes directement mis en chemin ; comme moi il était venu en transports en commun. Après une longue attente à l'arrêt, longue par la durée mais néanmoins très agréable puisque Chris et moi continuions à bavarder joyeusement, le bus est enfin arrivé. Une fois installés à nos places, côte à côte, nos cuisses se touchaient et par quelques regards furtifs, j'ai pu constater que cela semblait le troubler autant que moi...

          Arrivés chez lui, il m'a directement entraînée vers son garage, pour me montrer son engin. La pièce paraissait immense, trois murs sur quatre étant recouverts de vitres sur leur moitié supérieure. J'ai déposé mon sac à dos à côté du sien près de la porte et l'ai suivi à l'intérieur. Alors qu'il ouvrait consciencieusement chaque rideau pour éclairer le garage au maximum, je me suis approchée du Street, recouvert d'un drap bleu que j'ai tiré dans un geste magistral pour découvrir la bête. Elle était superbe, il l'avait peinte à son goût : entièrement en noir mat avec quelques liserés d'un bleu profond. Admirative, je n'ai pas remarqué qu'il avait terminé d'ouvrir tous les rideaux et qu'il me regardait, l'air malicieux. Je le sentais me détailler, je pouvais voir son regard passer de mon visage à mon cou, suivre la bride de mon appareil photo jusqu'à ma poitrine où il s'est un peu attardé avant de poursuivre vers mon ventre et se fixer à la boucle de ma ceinture. Perdue dans ma contemplation de ses superbes yeux marrons qui paraissaient me déshabiller, j'ai été surprise quand il s'est mis à parler :

"Monte dessus.
- C'est vrai je peux ?
- Oui bien sûr vas-y, j'ai très envie de te voir perchée sur ce bel engin."

          J'ai donc enlevé mon blouson en cuir, dévoilant ma poitrine nue sous mon débardeur blanc et j'ai déposé mon appareil photo. Puis, sans me faire prier, j'ai grimpé sur la bécane et ai empoigné le guidon pendant qu'il reprenait son appareil photo. Sans me demander l'autorisation il a pris un premier cliché. J'aimais assez l'idée qu'il me prenne en photo alors je l'ai laissé faire. Rassérénée de la tension sexuelle qui avait survolté l'ambiance toute l'après-midi, je me sentais d'humeur espiègle.

"Tu as la clé sur toi ? J'ai envie d'entendre le son qu'elle fait.
- Oui bien sûr, attends que je la trouve."

          Pendant qu'il fouillait méthodiquement sa poche droite, je me suis rendue compte que la bosse au niveau de la braguette de son jean s'était un peu étendue vers la gauche. Ce constat m'a ravi, et m'a laissé penser que je n'étais définitivement pas la seule à sentir peser sur mes épaules le poids d'un désir jusqu'alors bridé. Une fois la clé retrouvée, je m'en suis rapidement emparée afin de démarrer la moto. En insérant le petit objet métallique dans le contact, j'ai regardé Chris, mes yeux exprimant la lubricité inavouée de mes idées. Face à moi, il semblait percevoir mes pensées comme si elles étaient placardées au-dessus de ma tête telles des affiches de cinéma.

          Bien décidée à le décontenancer autant que lui me le faisait, j'ai attrapé la poignée d'accélérateur et ai fait vrombir le moteur. Un sourire amusé sur les lèvres, il a repris son appareil photo et a lancé :

"Retire ton débardeur."

          C'est là que mon indépendance et ma liberté se sont perdues sur le chemin du désir ; sa phrase résonne encore dans ma tête... La bouche si sèche qu'aucun son n'aurait pu en sortir, si seulement j'avais essayé de parler, j'ai fait passer, en silence, mon débardeur par-dessus ma tête, révélant ainsi mes petits seins ronds que je ne contraignais plus du moindre soutien-gorge depuis longtemps. Alors qu'il continuait à me prendre en photo, j'avais du mal à rassembler mes idées, il m'avait comme ensorcelée, m'empêchant d'opposer quelque contradiction à sa volonté. J'étais en confiance avec lui, depuis le temps que nous parlions... Mais tout de même, qu'est-ce qui a bien pu me pousser à lui obéir ainsi sans que mon esprit n'esquisse la plus petite réflexion !?

          En redressant ma tête dans sa direction, j'ai pu l'observer discrètement pendant qu'il jugeait le rendu des photos qu'il venait de prendre ; la perfection de ses traits me fascinait chaque fois un peu plus. Relevant les yeux vers moi, il a repris la parole :

"Retire ton pantalon."

          Hypnotisée, je suis descendue du Street et lui ai obéi, toujours incapable de prononcer le moindre mot avant qu'il n'ajoute :

"Ta culotte aussi."

          Et sans réfléchir j'ai enlevé ma culotte en satin blanc. Puis mon cerveau s'est mis à cogner dans ma tête, mes idées revenant de leur sournoise désertion. Rassérénée je l'ai regardé avec défi et ai lancé sur un ton détaché :

"Tu doutes de rien toi !"

          Pour toute réponse, il a arboré un très perturbant sourire en coin en reprenant son appareil photo.

          Il voulait jouer, alors on allait jouer. Déterminée à lui montrer quelle femme j'étais, j'ai vérifié la béquille et ai ré-enfourché la moto d'un geste assuré. Positionnant mes pieds sur les cales, je me suis reculée sur la selle pour me pencher de la façon la plus suggestive possible afin d'attraper le guidon. Mes seins, comprimés contre le réservoir de l'engin, l'aguichaient effrontément et, pour le provoquer un peu plus, j'ai remis un coup d'accélérateur, faisant raisonner le moteur dans toute la pièce.

          Après avoir coupé le contact du Street et laissé à Chris le temps de prendre tous les clichés qu'il souhaitait, je suis descendue de mon perchoir. L'excitation qui n'avait cessé de monter en moi toute l'après-midi était parvenue à mes lèvres et les avait humidifiées alors que je chevauchais la moto. En descendant, je me suis donc rendue compte de la légère trace foncée laissée par mon désir sur la selle de l'engin. Je n'ai pas été la seule à la remarquer, Chris qui s'était rapproché de moi l'a immédiatement vue lui aussi. Certainement au comble de son excitation, il s'est alors avancé, m'offrant la possibilité de m’enivrer de l'effluve poivrée de son parfum mêlée à sa transpiration, a attrapé ma fesse de sa main gauche et s'est mis à la palper avidement pendant que, de l'autre main, il glissait un doigt dans mon intimité humide. Surprise, j'ai laissé échapper un soupir de satisfaction, je ne pouvais détacher mes yeux de son regard. Ressortant son doigt, il me l'a fait sucer, me donnant pour la première fois l'occasion de me goûter. J'ai apprécié mon goût, j'ai sucé son doigt avec une voracité nouvelle jusqu'à ce qu'il m'invite à m'installer avec lui sur le drap de la moto que j'avais négligemment jeté à terre. Agenouillée, je l'ai regardé retirer son t-shirt et défaire sa ceinture et la braguette de son pantalon. Son torse était impeccablement épilé, les traits de ses abdos se dessinaient subtilement et la ligne de poils surmontant le V formé par les muscles du bas de son ventre attirait mon regard et ma convoitise. En me rejoignant, il m'a allongée sur le drap en écartant largement mes cuisses. Étendu sur mon côté, il a caressé mon sexe affamé : d'un seul doigt, il en a frotté toute la longueur puis il a parcouru mes lèvres de part en part dans des gestes absolument experts. Il était comme un pianiste qui titille les touches de son fidèle piano, à la recherche du bon accord pour composer la symphonie géniale de mon plaisir. Et cet accord, il était en train de le trouver...

          Sentant mon désir croître, il a fait entrer en moi deux de ses doigts. Remuant tranquillement pour me stimuler juste légèrement, il m'a enfin embrassée, offrant une délivrance inespérée à ma bouche. Ses lèvres se montraient aussi expertes que ses doigts, il prenait ma bouche sans la forcer, il caressait délicatement ma langue avec la sienne, me faisant me perdre dans cette volupté inattendue. Puis il a ressorti ses doigts et m'a présenté son index pour que je le suce à nouveau. À sa façon de le disjoindre de son majeur, je me doutais qu'il viendrait bientôt me goûter lui aussi sur cette extrémité brillante de mon désir.

          Ses lèvres frôlant les miennes à chaque mouvement, du fait de la proximité des friandises qui nous occupaient, il a sucé son doigt et a semblé se délecter de ma saveur. Je me tortillais sur place, mon sexe me brûlait tellement l'envie qu'il me prenne se faisait pressante.

"Tu as envie de jouir hein ?"

          L'expression intense de mes yeux a suffi à le conforter dans son idée et il a repris :

"Moi je n'ai pas envie de te faire plaisir... Pas tout de suite."

          Il a alors sorti un préservatif de la poche de son jean, qu'il a légèrement descendu sur ses fesses en même temps que son caleçon pour libérer son long membre, apparemment aussi dur que j'étais mouillée. Je trouvais ses mots et ses gestes plutôt contradictoires. Je l'ai laissé faire. Tout en m'embrassant, il a placé d'une seule main le préservatif sur son gland, le déroulant juste un peu. Puis il s'est mis entre mes jambes et m'a tirée jusqu'à lui. Ses cuisses placées sous mes fesses surélevaient mon bassin, m'offrant à lui tout à fait. Il a alors placé son gland à l'entrée de mon intimité...

          Je n'en pouvais plus. Je n'attendais que ça. Je voulais qu'il me pénètre. Fort... Loin... Je voulais le sentir tout entier en moi, enfonçant son désir dans mon sexe inondé. À cet instant, la dernière phrase qu'il venait de prononcer a pris tout son sens ; il a commencé par jouer avec son gland, ne faisant pénétrer que lui dans mon entrée chaude puis le retirant et revenant, le retirant encore et le promenant sur toute la longueur de mon coquillage entrouvert. L'humidité de ma chair le faisait glisser doucement entre chaque pli de mes lèvres accueillantes et qui n'en finissaient pas de frémir d'excitation. Il m'a fait endurer ce supplice infernal pendant des minutes qui m'ont paru interminables avant d'entreprendre de se planter dans mon ventre entièrement. Et centimètre après centimètre il s'est enfoncé au creux de mes reins, déroulant le préservatif sur sa verge à mesure que mon corps l'enserrait. Il m'a possédée lentement, pour me permettre de le savourer tout entier, et me laisser prendre conscience de tout ce qu'il faisait entrer en moi et qui allait me remplir tout à fait le temps d'une étreinte intense...

          Enfin entièrement pénétré, il s'est mis à bouger, m’assénant des coups de bassin brusques, profonds et surtout longuement espacés. Il a veillé à ne pas frôler mon clitoris, et, alors que j'approchais ma main pour l'agacer moi même, il m'a retenue et m'a bloquée, me maintenant les bras au dessus de la tête. Me surplombant, son odeur agissant sur moi comme un aphrodisiaque volatile qui me chatouillait les narines avec un saisissement exquis, il a pris plaisir à me rendre témoin de son absolue domination sur moi, mon corps, mon désir et surtout... mon plaisir... Au bord de la jouissance après m'avoir flattée d'encore quelques coups de queue pratiquement brutaux, il s'est rapidement retiré, a enlevé le préservatif et s'est déversé sur mon ventre. Son plaisir s'est répandu sur mon corps comme une coulée de lave qui me brûlait tant l'excitation avait rendu ma peau sensible au moindre contact. Je n'en pouvais plus, je sentais encore son sexe aller et venir en moi alors que je le voyais bien là entre mes cuisses, quelques gouttes de sperme perlant au bout du gland. Je l'ai imploré de me laisser jouir, et, comme pour me signifier que mes supplications ne changeraient rien à sa décision, il a passé son pouce sur les dernières traces de lui persistant encore sur mon corps et a présenté ce doigt à mes lèvres. Animée par le défi j'ai tourné la tête et lui ai refusé l'entrée de ma bouche... avant de succomber à l'envie et de finir par sucer goulûment son doigt, luisant du sperme encore tiède que j'ai dégusté comme le met raffiné qu'il était : la preuve du plaisir que j'avais généré chez cet homme qui me transcendait de sensations toutes plus vives les unes que les autres.

          Je ne pouvais pas croire qu'il me laisserait comme ça. Suspendue à mon désir, torturée par la jouissance qui était là, toute proche mais qu'il me refusait. Et c'est pourtant ce qu'il a fait. Après m'avoir fait sucer son pouce, il m'a embrassée tendrement, m'a étreinte contre lui, peut-être pour me remercier de la confiance aveugle que j'avais placée en lui, m'a aidée à me relever et m'a rhabillée. Alors qu'il replaçait le drap souillé par nos ébats sur la bécane, il m'a dit, en affichant encore son envoûtant sourire en coin, qu'il n'était pas prêt de laver sa moto. L'esprit encore embué par ce qui venait de se passer j'ai mis plusieurs secondes avant de comprendre qu'il parlait de la tache humide que mon sexe avait laissé sur la selle de l'engin...

          L'après-midi s'est terminée aussi simplement qu'elle avait commencé, par une discussion joviale, et néanmoins de mon côté très perturbée par mon désir inassouvi, cette fois dans son jardin paisible et autour d'un délicieux verre de Sangria. Son regard marron n'exprimant que bienveillance et malice m'a troublé jusqu'à ce qu'il me raccompagne à la bouche de métro située à quelques rues de sa maison. Au moment de nous quitter, il m'a fait promettre de ne pas me donner le plaisir qu'il ne m'avait pas autorisé quelques heures plus tôt et m'a proposé une nouvelle rencontre demain. Après un long baiser passionné, j'ai accepté, nous irons faire un tour en moto...

 

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