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Les Délices de Sodome

Acte I - Domination
 
 

          Cela fait plusieurs heures que je le torture et ma jubilation ne faiblit pas. J'aime le voir se tortiller sous mes caresses, j'aime énerver son corps, si longtemps et subtilement, que le moindre contact de ma peau contre la sienne l'électrise. J'aime jouer avec lui autant que j'aime l'absence de limite dans nos rencontres charnelles. Il est aussi avide de moi que je le suis de lui, c'est inouï !

          Depuis son arrivée ce matin, mes lèvres se sont emparées de tout son corps, rien n'a échappé à mes assauts. J'ai dégusté avec délectation jusqu'à la plus infime partie de sa peau. J'ai goûté son ventre avec ma bouche, son cul avec ma langue, sa queue avec ma gorge et il n'est pas une saveur que je n'appelle pas de tous mes vœux depuis qu'elle a fini d'envahir mes papilles...

          Assise dans mon imposant fauteuil en cuir, je le regarde pendant que nous récupérons. Il est si exalté que je verrais presque son sang courir sous sa sublime peau dorée. J'observe l'angle doux que font ses fesses dans cette position. Je m'attarde sur la chair lisse qui recouvre son dos, subtilement éclairé par la lueur du soleil de cette belle après-midi de mai. Je me délecte de sa musculature, rendue parfaitement apparente par la sveltesse de sa morphologie. Depuis mon fauteuil, j'exulte de voir cet homme, à qui je refuse l'orgasme depuis cinq bonnes heures, à quatre pattes sur mon lit, soumis et attendant mes ordres.

          J'ai pris le soin, avant son arrivée, de retirer toute couverture, drap ou oreiller, afin que rien ne lui permette de se soustraire à mon regard. Je veux qu'aucune réaction, aucune émotion, aucun mouvement, de cet appétissant spectacle ne m'échappe.

          Tranquillement, la main gauche posée sur l'accoudoir du fauteuil, le membre de mon harnais godemiché dressé entre me cuisses et ma cravache posée sur mes genoux, je bois une gorgée de vin.

          Après ces quelques minutes de répit, je décide qu'il est temps de reprendre le jeu.

"Mets-toi à genoux.
- Oui maîtresse, dit-il en se positionnant à genoux face à moi.
- Branle-toi. Lentement."

          Mes ordres sont aussi tranchants que des lames de rasoirs. Je lis sur son visage la douleur qu'il subit de se voir refuser l'orgasme. Depuis les longues années que nous nous connaissons, je lis les traits de son visage aussi facilement que les lignes d'un livre. Je vois la douleur que génère l'impérieux besoin de vider ses belles couilles, pleines à craquer. Mais sa dignité l'empêche de succomber à l'envie de se plaindre, de geindre ou même de me désobéir. Alors, calmement, sans rien dire, il m'obéit et branle lentement son épais et long sexe.

          Le voir obtempérer avec autant de servitude m'excite, je décide de passer aux choses sérieuses.

"Arrête.
- Oui maîtresse."

          Je détourne le regard pour chercher un objet qui conviendrait à mon idée. Rien dans la chambre, je décide d'aller voir dans la salle de bains.

"Ne bouge pas.
- Oui maîtresse."

          Je m'éloigne alors, sous le regard fixe de mon amant. Il sait qu'il n'a pas le droit de bouger d'un millimètre, pas même de tourner la tête. Alors, quand je passe nonchalamment devant lui, je sens un bref instant son regard me détailler. Il s'attarde sur mes longues jambes fuselées, puis sur mon ventre plat et sur mes petits seins dressés vers le ciel. Alors que j'entre dans ma salle de bain privée, attenante à ma chambre, j'imagine ses yeux, fixant mes fesses rondes, enserrées par les sangles du gode ceinture, avant que je ne m'extirpe de sa contemplation en sortant de son champ de vision.

          Fouillant la pièce à la recherche de l'objet parfait, j'aperçois ma brosse à cheveux. Ça fera l'affaire, je m'en empare. Je reviens dans la chambre, pose la brosse sur le lit, devant lui, et retourne m'asseoir dans le fauteuil. Mon amant semble intrigué mais, en bon soumis, il ne bouge toujours pas. Alors je commence à lui donner mes ordres :

"Prends la brosse à cheveux."
Il saisit l'objet.

"Prends le lubrifiant."
Il attrape le tube, posé sur la table de chevet à côté du lit, et se replace à genoux.

"Mets-en une bonne quantité dans ta main."
Il verse du lubrifiant dans sa main.

"Enduis le manche de la brosse avec."
Il me regarde droit dans les yeux. J'entends le rythme de sa respiration augmenter. Et, lentement, il fait glisser le manche de la brosse à cheveux dans sa main pour en recouvrir chaque centimètre de lubrifiant.

"Maintenant mets-toi à quatre pattes, de profil, je veux voir ton flanc gauche, et enfonce-toi le manche de la brosse dans le cul."
Il se positionne, et, dans un long gémissement, il se pénètre avec le manche de la brosse à cheveux.

          Je connais bien cette sensation, je sais que cette intromission suscite parfois autant de douleur que de plaisir, alors je le laisse faire à son rythme. Je le regarde se rentrer, lentement, la dizaine de centimètres du manche de ma brosse à cheveux. Une fois l'objet totalement inséré, je lui ordonne calmement de le remuer, exactement de la même manière qu'il le ferait de sa belle verge palpitante à l'intérieur de mon corps. Alors qu'il m'obéit docilement, j'entends sa respiration s'accélérer encore. Son souffle, auparavant si léger, est devenu un râle rauque : le seul signe extérieur qui traduit son bouillonnement de sensations et de désir, que je le force à intérioriser depuis trop longtemps maintenant.

          Afin de mieux savourer le somptueux spectacle qui se déroule devant moi, je me lève, cravache à la main, pour me placer derrière lui. Dans un moment de doute quant à mes intentions, il cesse tout mouvement.

"Ne t'arrête pas, dis-je, d'un ton péremptoire.
- Oui maîtresse, répond-il, en reprenant sa stimulation."

          Et pour le punir de cet écart, je fais claquer le bout de ma cravache sur son joli cul doré. Mon coup, suffisamment vif pour saisir sa chair de picotements, mais pas suffisamment brutal pour marquer sa peau durablement, lui arrache un puissant gémissement.

"Tu aimes ça ?
- Oui maîtresse. Répond-il, la voix enrouée par le plaisir."

          À ces encouragements, je monte sur le lit avec hâte et m'agenouille derrière lui. Ayant compris la leçon, il n'arrête pas sa masturbation. J'ôte alors sa main de la brosse à cheveux, me saisis de l'objet et lui ordonne de se replacer bien à quatre pattes. Puis, je lèche ma main droite et me penche au-dessus de lui pour attraper, de cette main humide, sa queue démesurée et frémissante d'envie. Et, sur le même rythme lent, je branle à la fois sa queue et son cul...

          Transi de plaisir, ses mouvements se font instinctifs. Son bassin ondule comme par automatisme et, dans un gémissement, il souffle qu'il ne pourra plus tenir comme ça très longtemps.

"Tais-toi. Tes plaintes m'incommodent."
Et, pour lui imposer un peu plus mon ordre, je place la cravache, que j'avais abandonnée au coin du lit, en travers de sa bouche pour qu'il morde dedans, l'empêchant ainsi de parler.

          C'en est trop, je brûle d'envie de voir son cul ployer sous mes coups de bassin. Alors, lentement, je retire le manche de ma brosse à cheveux et humidifie le membre de mon harnais godemiché d'une grande dose de lubrifiant. Je crache sur la peau froncée de son orifice, qui s'est déjà refermé de n'être plus entrepris, et m'approche pour le pénétrer. Alors que je pousse pour entrer en lui, je sens les anneaux de chair de son anus, serrés autour de mon pal de plastique, céder sous ma pression. Le passage est étroit, je ne parviens pas à insérer le gode entier dans son sublime cul. Pour y parvenir, je lui ordonne, avec douceur, de se détendre.

          Obéissant et aveuglément confiant, mon bel amant prend une longue inspiration et je sens peu à peu son cul se relâcher. J'en profite pour pousser plus fort, mais cet effort n'est pas nécessaire. Il est maintenant si décontracté que je réussis à le pénétrer jusqu'à la garde, lui arrachant une nouvelle fois un gémissement crispé, la cravache toujours coincée entre ses mâchoires.

          Je suis émerveillée, en seulement quelques minutes, son beau cul a avalé l'intégralité du godemiché. Je me délecte de la vision et de la sensation de mon ventre, reposant contre ses fesses musclées, alors qu'un gode de 16cm nous sépare. Je lui ordonne alors d'ôter la cravache de sa bouche.

"Tu as mal ?
- Oui maîtresse, répond-il à bout de souffle.
- C'est fini, maintenant tu n'auras plus que du plaisir."

          Mes mains agrippant fermement ses hanches, je commence à bouger. Je le pilonne. Lentement d'abord. En prenant soin de faire totalement entrer le phallus factice, afin d'adoucir la profonde caresse que je lui prodigue, par l'effleurement doux de mon ventre, à la surface du trou qu'il me plaît de posséder. Le ploiement timide de son anus m'émerveille. Mais ça ne me suffit pas, j'en veux plus, et je me laisse emporter par l'érotisme de l'instant. Tous deux en même temps, nous entrons dans une frénésie de domination et de soumission charnelles. Tandis qu'il tend son cul à la rencontre du membre qui le prend, comme pour le recevoir toujours plus, plus loin et plus fort, je lui assène des coups de bassin de plus en plus brutaux et rapides. Et, ponctuant certaines pénétrations de claques vives sur ses appétissantes miches fermes qu'il remue fougueusement sous mes yeux, je relève la jambe droite, pour mettre toujours plus de puissance à mes assauts.

          C'est alors que, dans cette position, mes mains maintenant toujours fermement les hanches de mon amant, tout autant pour lui enlever toute possibilité de s'extraire à ma domination, que pour le stimuler avec le plus d'amplitude et de profondeur possible, la jouissance s'empare de lui. Sans avoir été gratifiée de la moindre caresse, sa queue se met à couler. Lentement, le sperme s'échappe, goutte à goutte, et se répand sur l'alèse, entre ses genoux écartés...

 

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