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Les Délices de Sodome

Acte II - Soumission
 
 

          Je le sens resserrer son cul autour du godemiché par spasmes, alors que le sperme perle au bout de son gland turgescent et goutte paresseusement sur le lit. Son orgasme est incontrôlable et s'impose à lui sans violence. Doucement il envahit son corps et fait implacablement couler sa liqueur. Pour lui permettre de savourer le plaisir qui l'a insidieusement assujetti, je ralentis le rythme de mes coups de bassin. Avec lenteur et délicatesse, je fais coulisser mon membre postiche entre ses fesses encore quelques instants. Puis je cesse mes mouvements et abandonne son corps.

          Il a si bien encaissé. Je n'ai encore trouvé aucune limite à son avidité, pas même celle de la supposée remise en question de sa virilité. Les blocages communs de la gent masculine, qui les empêchent d'apprécier le sexe dans toute sa diversité et sa saveur, ne semblent même pas avoir traversé son esprit. Cette constatation me remplit de joie, d'excitation et de fierté. La joie d'avoir trouvé un homme qui appréhende les rapports charnels de la même manière que moi. L'excitation transcendante provoquée par son absolue confiance en lui et en sa virilité, à tel point qu'aucun tabou ne vient altérer sa quête du plaisir. Et la fierté d'avoir fait son éducation sexuelle autant qu'il a fait la mienne.

          Je le laisse se remettre de son imprévue soumission, en scrutant avec satisfaction le trou que j'ai laissé après mon passage. La prochaine fois, j'utiliserai un gode plus épais. J'aimerais l'ouvrir, le posséder, le faire mien, avec la même ardeur que celle qu'il emploie à me sodomiser jour après jour. Je le lui dis.

"La prochaine fois, je te prendrai avec un jouet de la même dimension que ta queue. J'aimerais te rendre à l'identique la jouissance que tu me provoques à m'enculer inlassablement à chacune de nos rencontres."

          Je peux voir mes mots pénétrer ses idées avec la même hardiesse que j'ai mise à les prononcer. Désormais à plat ventre sur le lit, mon amant me fixe, la tête posée sur ses mains et ses prunelles enflammées par le désir que cet orgasme sournois n'a pas assouvi. Je le connais si bien... Son état d'excitation est tel qu'il lui faudrait bien dix orgasmes pour le calmer tout à fait. Ce constat me donne une idée.

          Avec désinvolture, je me lève et me dirige vers ma commode. Calmement, je me libère de mon harnais godemiché, que je laisse nonchalamment tomber à terre. J'ouvre le tiroir où je range tout mon attirail dédié aux plaisirs de la chair et, parmi les divers godemichés, menottes, cravaches, etc. je sors un plug anal vibrant, avec sa télécommande. Ce sextoy est neuf, mon amant ne le connaît pas encore. Alors, pour garder le bénéfice de la surprise, tandis que je sens son regard m'épier, je prends soin de camoufler la petite télécommande dans ma main, avant de revenir sur le lit.

"Je n'ai pas envie que tu te refermes tout de suite. Redresse-toi. Mets-toi à quatre pattes."

          En finissant de dicter mes ordres, je vois sa docilité s'effriter. Mais sa concupiscence reste pour l'instant maîtresse de son libre-arbitre et me garantit encore, pour cette fois, son obéissance. Servilement, il se met à quatre pattes devant moi pendant que j'oins le plug de lubrifiant. J'allume alors le jouet et l'insère précautionneusement dans son cul, qui l'absorbe avec une ensorcelante voracité.

          J'ai à peine le temps de regarder la base du plug se positionner correctement entre les fesses de mon amant, que le mâle dominant, volontairement contraint ces dernières heures, a repris le dessus sur lui. Il est déchaîné. Dans un vif et inébranlable élan, il se retourne pour me faire face et attrape mes épaules. Ses gestes sont implacables et ses mots surgissent de sa bouche avec dureté.

"Je n'en peux plus d'être soumis. À moi de jouer maintenant. Mets-toi à quatre pattes. Ordonne-t-il froidement. "

          Il tente d'inverser les rôles mais il sait que je ne suis pas la parfaite soumise, transpirante de docilité. Je le fixe, le regard intense, un sourire de défi imprimé sur les lèvres.

Mais j'ai envie de jouer. Alors, gracieusement, la petite télécommande toujours dissimulée dans ma main, j'obtempère et me positionne devant lui.

          Après avoir réfléchi quelques secondes, il semble vouloir de moi plus de soumission.

"Serre tes jambes."
Je joins mes cuisses.

"Rapproche le haut de ton corps de tes jambes et colle ton buste à tes cuisses."
Je me place dans la posture de yoga de l'enfant.

"Mets-tes bras de chaque côté de ton corps et attrape tes chevilles."
Je bouge mes bras et, avec souplesse, je saisis mes chevilles, en veillant à bien cacher la télécommande, coincée entre la paume de ma main et mon articulation que j'agrippe.

"Bonne fille. Maintenant, tends-moi ton cul."
Et, lentement, je dresse mes fesses vers lui.

          Obéir à ses directives m'excite. Je sens ma mouille ruisseler lentement le long de mes cuisses jointes. Il le remarque.

"Humm, je vois que ça t'excite que je te soumette, dit-il d'une voix traînante.
- Oui maître."

          Ça y est, les rôles sont irrémédiablement inversés. Toute tentative pour reprendre le dessus sur nos ébats serait vaine et ne pourrait de toute façon pas me rendre plus affamée de lui, de sa domination et de sa queue. Il fait alors couler une très grande quantité de lubrifiant sur mon petit trou serré et promène ses doigts sur les replis de ma chair, inondée et glissante. Il prend son temps. Il me caresse et presse légèrement mon orifice de son index mouillé. Il me sait impatiente, il veut me mettre au supplice et il y arrive avec une facilité déconcertante. Je contracte ostensiblement mon anus pour l'appeler. Il ne peut résister à cette invitation et s'empresse de faire entrer son index dans ma cavité étroite. Rapidement, il insère aussi son majeur. Je mouille tellement que de longs filets translucides dégoulinent de mon sexe ; je ne désire plus qu'une chose et c'est maintenant une obsession : qu'il me prenne.

"Prends-moi, dis-je, implorante.
- Oui ma belle, répond-il calmement. Puis, approchant sa bouche de mon oreille, il susurre : tu as été très vilaine tout à l'heure. Alors je vais même exaucer ton vœu tout de suite. Je vais t'enculer, sans plus de préparation."

          Ses mots m'arrachent un gémissement. Il se plaît à m'imposer sa version de la loi du talion. Gémissement pour gémissement. Douleur pour douleur. Je respire plus fort et plus vite. Je redoute la douleur autant que je la souhaite. Et, d'après la langueur qu'il met à son entreprise, je constate qu'il est parfaitement conscient de la dualité de mes émotions. Tranquillement, il verse une bonne dose de lubrifiant dans sa main et branle son imposant sexe. Il enduit méticuleusement le moindre centimètre carré de peau et il le fait ; il applique sa sentence. Il presse fermement son gland à l'entrée de mon cul trempé et, dans un geste brutal, me pénètre. Je sais que seul son énorme gland n'est pour l'instant entré en moi mais j'ai mal. Je me laisse aller à ma souffrance, je soupire et je geins ; il est si gros... Mon amant en profite alors pour achever de me punir. Brusquement, il tire sur les lobes charnus de mes fesses pour les écarter et m'enfonce le reste de son imposant membre. Cette intromission me fait crier. Je ne m'habituerai donc jamais à le recevoir ...

          Sa queue fichée dans mon corps jusqu'à la garde, il jubile. Il prend sa revanche. Pour oublier l'endolorissement de mon cul, je me représente dans mes idées, l'image sublime de l'action qui est en train de se dérouler. Je vois ma posture de soumission, mon cul toujours en l'air, à attendre les coups de boutoir. Je vois mon amant, à la fois dominateur, et ignorant de ce qui va lui arriver. Je vois son sexe, profondément plongé entre mes deux fesses serrées et qui commencera, bientôt je l'espère, à coulisser en moi. Et je vois son ravissant cul, obstrué par le plug, que je compte activer d'un instant à l'autre.

          M'extirpant de mes rêveries, il commence alors à m'enculer. Violemment. Chaque coup de bassin qu'il m'assène, me transperce. Mais la douleur ne tarde pas à se changer en plaisir. Tandis qu'il agrippe mon cul, ondoyant au grès de son pilonnage brutal, je m'enivre de la sensation de sa queue, qu'il entre profondément dans mon corps et ressort chaque fois presque entièrement. Comme je l'ai fait tout à l'heure, et pour me gratifier de lui avec plus d'intensité, il change sa position. Il relève sa jambe, modifiant ainsi l'angle de la pénétration et amplifiant la puissance de ses coups. Le frottement de son imposant pal à l'intérieur de mon petit trou si serré est simplement divin et les complaintes rauques qui émanent de la gorge de mon amant, traduisent la même satisfaction.

          Mais je ne peux me laisser aller à mon plaisir maintenant. Le moment est propice à mon dessein : il est concentré sur sa besogne et son plaisir, il ne se rendra pas compte que je bouge. Alors, de ma main qui dissimule la télécommande, je lâche discrètement ma cheville et mets en route le sextoy. Surpris, mon amant ralentit son rythme presque jusqu'à s'arrêter totalement. Ses feulements se sont instantanément transformés en gémissements. La tête baissée, il lutte pour ne pas se laisser happer par les exquises sensations que produit le plug, vibrant dans son cul. Après avoir repris contenance et s'être habitué à cette nouvelle stimulation, il reprend, il lime mon anus avec plus d'acharnement que jamais.

          Je sais qu'il ne tiendra pas ainsi très longtemps, alors je demande son autorisation pour branler mon clitoris. Inattentif, il accepte. Tandis que je glisse mes doigts entre mes cuisses serrées pour agacer mon bouton de chair frémissant, j'augmente l'intensité des vibrations du sextoy. La jouissance plane au-dessus de nos corps transpirants et emboîtés, prête à fondre sur nous, toutes griffes dehors. Le rythme devient effréné, les mouvements se font désordonnés, nos gémissements et nos cris raisonnent dans toute la maison... Et la jouissance, cette insolente qui nous traquait depuis des heures, parvient finalement à nous emporter. J'entends mon amant rugir de plaisir à chaque jet de sperme. Il n'en finit plus, il gicle encore et encore, me remplissant entièrement du flot discontinu de sa liqueur. Mon bassin convulse frénétiquement chaque fois qu'une vague de plaisir envahit mon ventre et se répand dans mon corps. Les spasmes de mon cul sont incontrôlables, je sens mon anus se contracter et se détendre autour de cet énorme membre qui empêche le liquide de s'échapper.

          Dans un éclair de lucidité, j'arrête le plug, pour ne pas gâcher la jouissance de mon amant. Une fois la source de son plaisir totalement tarie, je le sens ralentir ses va-et-vient puis s'arrêter tout à fait. Nous restons ainsi emboîtés un long moment. Le temps de nous remettre l'un et l'autre de cette journée de jeux et de cette étreinte intense, nous nous laissons glisser pour nous allonger... Il se repose sur moi de tout son poids. Son ventre comprime mes fesses bombées. Il fait courir ses doigts sur mes épaules et mes bras... Jusqu'à ce que, finalement, il s'extraie de mon emprise. Immédiatement, le sperme ressort des profondeurs de mon corps, où m'on amant s'était appliqué à le loger. Alors qu'il ruisselle dans les replis de mon sexe et goutte sur le lit, j'aperçois, en me retournant, le regard mon amant. La lubricité qu'exprimaient ses yeux n'a pas faibli et ses paroles me le confirment...

"Te voir souillée comme ça me donne une furieuse envie de recommencer..."

          Empoignant mes hanches à pleines mains, il me retourne pour me mettre sur dos, relève mes jambes et me pénètre à nouveau. C'est ici que commence la vraie punition...

 

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Les Délices de Sodome - Acte 1

 
 
 

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